Fondation Verdier

Fondation Verdier

  • Tél. 02 47 31 02 02
  • Tél (Sénégal) : 00221 33 951 01 15

La vie quotidienne

Ce que l’on appelle vie quotidienne rassemble tous les moments et tâches qui se répètent chaque jour : le sommeil, l’alimentation, l’hygiène corporelle et vestimentaire, le ménage et le rangement, les règles de vie collective… sont autant de domaines au sens large que vit chaque jeune tous les jours et qui permettent d’évaluer son autonomie et /ou ses difficultés dans la gestion du quotidien.

Afin d’observer et d’accompagner les jeunes dans la vie quotidienne, l’équipe éducative met en place une prise en charge du type « faire avec » : sur tous les supports qu’expérimente le jeune durant son séjour, l’équipe demeure à ses côtés pour vivre et partager avec lui les efforts, le travail, les découvertes, les corvées, la vie en groupe et les relations aux autres, les difficultés et imprévus rencontrés en chemin etc.
C’est ainsi que s’effectue progressivement pour chacun l’apprentissage de l’autonomie, du respect d’un rythme de vie plus sain et des règles de vie en société, l’objectif étant, pour chaque jeune, d’enclencher un processus de maturation, de responsabilisation et de socialisation.

La vie sociale et affective

Le dispositif Dalal Diamm considère que la vie sociale, affective et sexuelle des jeunes adolescents constitue une dimension majeure dans leur épanouissement et leur progression vers l’âge adulte.

Au sujet des relations amoureuses et sexuelles des jeunes, le dispositif souhaite envisager cette question plus largement que sous l’angle du risque et de la prévention (IST, grossesse), ou selon une approche purement médicale.

Dalal Diamm considère par conséquent que ce domaine de la vie de tous les jours fait partie intégrante de l’accompagnement éducatif des jeunes, et affirme le rôle primordial de l’équipe éducative dans l’accompagnement et la prévention de ce type de relation, à travers le dialogue, l’écoute et la compréhension.

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La scolarité

Les situations des jeunes admis au sein du dispositif varient entre l’échec scolaire et la déscolarisation. En rupture avec le système scolaire traditionnel, les jeunes comprennent pourtant rapidement qu’il leur est nécessaire de combler leurs lacunes et de progresser dans le domaine des apprentissages.

De plus, il leur sera, pour la majorité d’entre eux, indispensable de reprendre une forme de scolarité à leur retour en France.

C’est pourquoi le dispositif propose à tous les jeunes de profiter de leur séjour au Sénégal pour reprendre une dynamique d’apprentissage : sous la forme d’ateliers pédagogiques, des activités telles que l’expression par l’écrit, l’expression corporelle, la découverte d’activités traditionnelles et culturelles, des cours de remise à niveau, permettent aux jeunes de (re)prendre goût aux plaisirs intellectuels et artistiques et de réveiller leur curiosité.
Par la suite, l’équipe envisage avec chaque jeune la possibilité de mettre en place une remise à niveau scolaire : cours particuliers ou en petits groupes, leçons en lien avec une orientation professionnelle, réinscription au sein du système scolaire sénégalais, autant de possibilités mises en place au cas par cas pour permettre à chacun de se réconcilier avec les enseignements théoriques. Notre partenariat avec l’école française de Thiès et le CNED, (Centre National d’Enseignement à distance) permet aux jeunes, dès son retour, de s’inscrire sans difficulté dans un établissement scolaire en France.

L’insertion professionnelle

La mise en place de stages et le travail autour de l’insertion professionnelle se met en place plusieurs semaines, voire quelques mois après l’arrivée du jeune au Sénégal, et généralement dans la zone de Khombole ou de Thiès.

L’objectif est avant tout pour chaque jeune de se mettre en situation de travail et d’observer ses habiletés dans le domaine professionnel. Pour des raisons propres à l’activité économique du pays et de la région dans laquelle le dispositif est implanté, il n’est pas toujours possible de mettre en place un stage respectant le désir d’orientation du jeune.

C’est pourquoi dans un premier temps il s’agit d’évaluer avec le jeune dans quelle mesure il est capable d’être ponctuel, de respecter les consignes et les personnes, de se montrer résistant à l’effort, de faire face à la routine, de travailler en équipe, etc.

Si possible et dans la perspective de la réflexion autour de l’orientation professionnelle du jeune, l’équipe met en place un stage dans le domaine souhaité par le jeune. Même si les conditions et les moyens de travail sont souvent bien différents au Sénégal, cela donne une idée relativement proche du métier vers lequel le jeune peut se destiner.

Selon le jeune, ses objectifs et le lieu de travail, la durée du stage peut varier d’une semaine à plusieurs mois et peut donner lieu à une attestation de stage.

insertion jeunes
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La santé

Au Sénégal comme ailleurs, rester en bonne santé s’avère fondamental, d’autant plus pour des jeunes qui ne savent pas toujours prendre soin d’eux.

Au Sénégal il existe des risques sanitaires inhérents au pays, à son climat et à son mode de vie : paludisme, températures élevées et exposition au soleil, alimentation différente, humidité qui empêche la cicatrisation, etc.

Afin de prévenir ces risques et de garantir le meilleur accès aux soins possible, le dispositif a instauré un fonctionnement qui permet de se prémunir contre tout risque sanitaire :

  • Une convention est établie avec la clinique Coumba de Thiès, particulièrement bien dotée en personnel compétent et en moyens propres, qui assurent le suivi des jeunes de leur arrivée à leur départ. Il intervient aussi bien de façon préventive que curative, en cas de besoin.
  • Une infirmière sénégalaise expérimentée fait partie intégrante de l’équipe : elle intervient également de façon préventive et curative auprès des jeunes, et sert de lien entre l’équipe et les différents praticiens. Elle intervient également auprès des familles d’accueil pour s’assurer régulièrement des bonnes conditions d’hygiène et du respect des procédures médicales.
  • Le dispositif fournit les familles et les maisons d’accueil en moustiquaires. Régulièrement, il fait également intervenir les services municipaux afin de désinsectiser les maisons.
  • L’équipe gère et supervise la prise quotidienne ou hebdomadaire (selon le traitement) du traitement antipaludique prescrit à chaque jeune avant son départ ou lors de la visite d’accueil
  • Un bilan médical est effectué à l’arrivée au Sénégal, puis au départ du jeune par la clinique Coumba.

L’accompagnement psychologique et thérapeutique

L’ « entretien d’accueil » avec la psychologue et le psychiatre du dispositif dans le mois qui suit l’arrivée du jeune (obligatoire pour tous les jeunes) permet une prise de contact entre le professionnel et le jeune, et leur donne la possibilité de faire connaissance.

La mise en place par la suite d’un suivi thérapeutique pour le jeune n’est pas obligatoire. Toutefois, l’équipe propose toujours à chaque jeune la possibilité de cet accompagnement, voire l’encourage quand elle pense que cela peut réellement lui être bénéfique, et ce à n’importe quel moment de son séjour.

Dans un contexte différent des institutions françaises et du fait de l’éloignement géographique, il est parfois plus facile pour le jeune d’accepter ce type d’accompagnement.

solidarité

Le travail avec la famille

Avant le départ

En dépit de l’appellation commune “séjour de remobilisation”, nous considérons que la place de la famille demeure essentielle et ce dès la candidature du jeune jusqu’au retour effectif de celui-ci après le séjour.
Chaque jeune candidat au départ aura besoin d’un soutien de ses proches, et l’adhésion de sa famille à son projet de séjour à l’étranger lui permettra de se projeter plus sereinement sans se sentir délaissé.
La présence des parents lors de l’admission lorsqu’elle est adaptée, est de ce fait vivement conseillée, cela permettra également aux différents interlocuteurs (directeur/éducateur, référent, famille, jeune) de se rencontrer, ensemble ou selon d’autres modalités, et d’échanger autour du projet du jeune.
A cette occasion pourra être évaluée la nécessité d’un accompagnement spécifique de la famille par le chef de service éducatif du dispositif missionné, en fonction de la problématique et des besoins perçus.

Durant le séjour

Même si la présence du jeune au Sénégal engendre un éloignement physique de ce dernier d’avec sa famille, chaque jeune continuera de garder le contact avec celle-ci par téléphone (à raison d’un appel de 10 minutes maximum par semaine) ou par courrier. La mise en place d’entretiens via Skype est possible, au cas par cas, fonction du projet du jeune. Sa famille pourra également se tenir informée de l’avancée du projet de son enfant à partir de l’interface du site auquel elle a accès avec un code individualisé.
La prise de distance rendue possible par cet éloignement constituera justement l’opportunité et pour le jeune, et pour sa famille, d’amorcer une véritable réflexion et peut-être une évolution dans leurs relations et au sujet de leur histoire.
Par le biais des interventions de l’équipe du dispositif (qui prendra également contact avec la famille) et du référent en France, le travail autour de la place au sein de la famille et des relations parents/enfants prendra alors tout son sens, et sera l’occasion d’aller vers un apaisement de la situation.
De plus, selon la situation, le directeur-adjoint du dispositif ou le responsable de service éducatif dont c’est la mission, à l’occasion d’un séjour en France, peut être amené à proposer un rendez-vous avec le ou les parents d’un jeune afin de faire le point et d’échanger sur la situation de leur enfant, de l’évolution de celui-ci ainsi que sur leurs relations parents/enfant.
Enfin, la famille sera, sauf cas exceptionnel, complètement associée à la construction du projet de retour du jeune, que celui-ci retourne dans sa famille ou non.

Au retour

Au retour du jeune en France, un bilan de séjour est organisé dans les bureaux de la Fondation VERDIER (situés à TOURS) auquel sont conviés le jeune, le travailleur social référent de celui-ci, et la famille selon les possibilités. Le directeur du dispositif et un éducateur (si possible) encadrent cet entretien indispensable pour clore le séjour de l’adolescent.